Jour 10 – Atelier 3

Nous continuons aujourd’hui l’exploration des sons. Les improvisations sont moins dirigées pour laisser plus de place à la créativité et aux initiatives personnelles. Il faut pour ce lundi refaire plusieurs fois les exercices d’écoute de base car nous remarquons que les enfants sont moins concentrés, certainement à cause du dimanche de pause.

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Pour l’atelier du « mouton », nous ajoutons la notion de déplacement en plus de jouer de l’instrument. Cet outil s’avère très positif pour l’originalité des improvisations et le coté ludique de l’exercice dans les 2 groupes. L’objectif est d’associer de manière simple une énergie musicale à un geste corporel, le tout associé à l’exercice d’imitation. Le résultat est tout de suite très convaincant. Nous décidons malgré tout de réaliser un travail sur le silence et sur la spatialisation, car les improvisations sont encore très « bavardes ».

Tom propose de devenir le leader de la prochaine improvisation (style Obeja), cette fois les yeux fermés. Une fois tous les yeux fermés, Tom se déplace à l’autre bout de la salle et spatialise l’improvisation pour renforcer l’écoute et la réactivité des improvisateurs. L’écoute est bien meilleure et les effets proposés sont très bien représentés.

Nous travaillons aussi la prise de parole des leaders, pour passer d’une forme de politesse timide naturelle à plus d’autorité. Nous sommes très impressionnés par l’évolution rapide et l’implication de chacun dans cet exercice.

Nous changeons légèrement le travail avec le groupe 2 pour commencer l’atelier du « Serpent ». C’est aussi un travail d’imitation mais plus statique. Les musiciens alignés à travers le public doivent se passer un motif musical simple et court. Il implique une grande réactivité, ce qui n’est pas vraiment le point fort de ce groupe. Le fait de travailler avec ou sans lumières, de changer les leaders à chaque extrémité du « serpent » permet de diversifier les improvisations. La connexion n’est pas évidente, le relai de son ne se fait pas correctement par manque d’écoute et d’énergie. Les gestes sont d’autre part souvent trop longs et trop complexes pour être transmis dans la vitesse demandée. Ces motifs ne sont pas assez caractérisés et trop similaires (nuance, vitesse). Nous passerons beaucoup plus de temps demain sur le « serpent » pour développer l’exercice.

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Les travaux sur les films nous amènent à varier les rôles de chacun (éviter que les basses par exemple gardent le même rôle qu’à l’orchestre), puis à régler des détails comme les changements de plans ou des évènements ponctuels. Nous remarquons le bénéfice des exercices précédents, tant sur le plan de l’écoute que pour la recherche de sons nouveaux. Les débuts et les fins sont malgré tout peu assumées, il faudra travailler ce point le lendemain.

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Nous apprenons aujourd’hui de nouveaux signes avec les groupes séparés : siffler, parler, rire, souffle, chanter. Cela permet de diversifier les timbres et d’accompagner des improvisations solos sans trop de volume sonore.

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